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Dimanche 3 avril 2011 7 03 /04 /Avr /2011 12:08

0007 - Copie        Vendredi 15 avril : Conférence sur les fouilles du "Palais des sports/coliseum" à Amiens par Eric Binet

 

 

illustration 1

 

Ce sont les terrassements liés à la reprise et l’extension du Centre Sportif P. de Coubertin, dans le centre ville actuel d’Amiens, qui ont motivé l’opération archéologique du «Palais des Sports/Coliseum». Ces travaux étaient susceptibles de détruire des vestiges de la ville antique, Samarobriva, sur près d’un hectare. Une première série de sondages a été effectuée en 1990 par Noël Maheo. Ces derniers se sont révélés positifs et ont permis de confirmer que le secteur concerné par le projet se situait bien au sein de la ville gallo-romaine. Une campagne d’évaluation du potentiel archéologique a ensuite été menée d’août à novembre 1992 par une équipe de l’Afan. La fouille proprement dite s’est, quant à elle, déroulée de mai 1993 à mars 1994.

 

La surface importante et le bon état de conservation des vestiges ont été des facteurs déterminant dans la compréhension du site, riche en renseignements au sujet des débuts de l’urbanisation, de l’organisation et de l’évolution d’un quartier entre sa création, vers le début de notre ère, et son abandon, un peu avant la fin du IIIe s. ap. J.-C.

 

Durant la première moitié du Ier siècle ap. J.-C., plusieurs parcelles, qui vont perdurer jusqu’à l’abandon du quartier, sont délimitées par des fossés ou, plus rarement, par des palissades. Elles renferment plusieurs bâtiments, ainsi que des fosses et des silos. Ces derniers ont livré un matériel abondant nous permettant d’obtenir une vision assez précise de cette première occupation à l’aspect plutôt rural, dont l’arasement intervient vers 50/60.

 

C’est donc vers 60 qu’apparaissent les premières maisons partiellement en dur. Les demeures dégagées, majoritairement dotées de sols en terre battue, étaient édifiées en grande partie à l’aide de charpente en bois et murs en torchis. Cela n’excluait pas l’utilisation de la pierre, notamment de la craie, pour la construction de certaines parties remarquables des édifices, comme des entrées monumentales.

 

Les évolutions chronologiques et spatiales de 9 maisons ont pu, pour la première fois à Amiens, y être appréhendées sur près de trois siècles. Ces vastes domus, dont la superficie au sol variait de 450 à plus de 2800 m2, appartenaient à des personnes d’un rang social élevé.

 

rap-copie-1    (Maison I, état III - vue générale des pièces de l'aile nord et d'une partie du péristyle - photo Eric Binet)

 

Les salles du secteur privé de la maison s’ouvraient vers l’intérieur de la propriété, longées par un portique qui les séparait d’une vaste cour intérieure. Le long des façades, d’autres pièces s’ouvraient sur le trottoir, lui aussi couvert. Ce pouvaient être des boutiques ou de petits ateliers artisanaux.

 

La plus vaste unité intégralement dégagée, qui couvrait une surface de 2800 m2, a permis de comprendre le principe directeur de la disposition de ces demeures : rendre la richesse du propriétaire visible depuis la rue. C’est pourquoi les pièces d’apparat, à l’aspect particulièrement soigné, bien que situées au fond de la parcelle, étaient placées dans l’axe de la porte. Cet espace de réception était séparé du vestibule qui précédait une grande pièce tenant lieu d’atrium, par la cour intérieure agrémentée d’une ornementation végétale faisant partie du décorum.

 

Ces belles demeures, qui s’inscrivent dans une tradition architecturale commune à tout l’Empire, concouraient, à l’instar des monuments publics, à donner à certaines parties de Samarobriva un aspect soigné digne d’une des villes les plus importantes de Gaule septentrionale. Cette idée est confortée par l’étude des éléments architecturaux.

 

Cette opération a également permis la découverte de très nombreux fragments de céramiques qui sont autant d’enseignements quant aux modifications des circuits commerciaux ainsi que sur l’évolution de la vaisselle et des modes culinaires. L’étude de la faune apporte également des éléments sur l’alimentation des occupants de ces maisons.

 

illCe sont également près de 1600 «petits objets» qui ont été retrouvés. Qu’ils soient en os, en bronze, en fer, en verre ou en terre cuite, ils sont le reflet de la vie quotidienne des habitants d’un quartier de Samarobriva au Haut-Empire. Ils sont autant de témoignages quant aux préoccupations quotidiennes dans des domaines aussi divers que le domaine social, le domaine domestique, le domaine économique ou le domaine personnel. La rareté et la qualité, tant technique qu’esthétique, de certains d’entre eux renforcent l’argumentation en faveur d’un quartier occupé par des gens relativement aisés.

(ill. Harpocrate en ivoire - coll. Musée de Picardie ; cliché Musée de Picardie)

 

Cette opération d’archéologie préventive a permis de renouveler et d’accroître considérablement nos connaissances sur Amiens à l’époque gallo-romaine dans de nombreux domaines.

fibule2    (Fibule en bronze étamé en forme d'oiseau, pigeon ou aigle ; vers 80 ap JC ; collections du Musée de Picardie, cliché Musée de Picardie)

 

Les résultats des différentes études sont désormais livrés au public dans un numéro spécial de la Revue Archéologique de Picardie. Nous vous proposons une présentation de ces recherches, qui ont duré plusieurs années, à l’occasion de la sortie de cette monographie.

numero-27-2010

 

Revue Archéologique de Picardie


 

 


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Dimanche 20 mars 2011 7 20 /03 /Mars /2011 11:35

logo CIRAS-copie-1       Conférence du vendredi 18 mars 2011

 

 

Vendredi 18 mars, Bernard Randoin est venu nous présenter les fouilles en Roumanie, le tell néolithique et chalcolithique d'Hârsova, l'un des sites majeurs de Roumanie, est situé sur le territoire d'une commune particulièrement riche en sites archéologiques de toutes périodes, sur la rive droite du Danube, à environ 70 km à vol d'oiseau de la Mer Noire.

Si vous n'avez pas pu y assister, ou si vous voulez des détails complémentaires, vous pouvez aller sur le site d'Harsova :

 

 

 http://www.culture.gouv.fr/culture/arcnat/harsova/fr/f-temps.htm

 

Quelques photos

 

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Mardi 15 mars 2011 2 15 /03 /Mars /2011 18:10

logo CIRAS Le programme des prochaines activités du CIRAS

 

Conférences :

Vendredi 18 mars : Les fouilles en Roumanie par Bernard Randoin

 

Vendredi 15 avril : les fouilles du palais des sports à Amiens par Eric Binet

 

Le week end des 21-22 mai : A l'occasion du week end de portes ouvertes de l'archéologie, visite de l'exposition sur Boves au musée de Picardie (le musée sera gratuit à cette occsion) et visite de l'exposition à Glisy (fouilles de la zone industrielle).

 

 

Dimanche 26 juin : visite du chantier du chaland des Ambiani à Pont Rémy à l'occasion des portes ouvertes.

Photo 025

 

Au programme de Cinarchéo :!

 

Vendredi 1er avril : Lascaux, un nouveau regard de Jacques Willemont, qui sera présent pour commenter le film  

 
 

 

 

Vendredi 6 mai : Le donjon de Vincennes, les coulisses d'une restauration, avec Jean Chapelot, directeur de recherche au CNRS et conseiller scientifique du film.

 

Vendredi 3 juin : Le bouclier de Bobigny avec l'archéologue Yves le Béchennec.

 

exp-rimentation bouclier gaulois     exp-rimentation bracelet de verres(2)

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Jeudi 10 mars 2011 4 10 /03 /Mars /2011 18:22

logo CIRAS La prochaine conférence du CIRAS aura lieu le vendredi 18 mars (20 h 30) à la DRAC (Salle Robida, 61 rue Saint-Fuscien). Elle sera animée par Bernard Randoin, Ministère de la culture et de la communication, Direction générale du patrimoine, Sous-direction de l’archéologie, Paris.

 

 

VIVRE AU BORD DU DANUBE IL Y A 6500 ANS



Le tell néolithique et chalcolithique d'Hârsova, l'un des sites majeurs de Roumanie, est situé sur le territoire d'une commune particulièrement riche en sites archéologiques de toutes périodes, sur la rive droite du Danube, à environ 70 km à vol d'oiseau de la Mer Noire.

Les premières recherches archéologiques (1961-1963, 1971 et 1975) ont permis de mettre en évidence la complexité et la richesse des dépôts archéologiques. Les recherches ont été reprises en 1985 par un collectif de spécialistes du Musée National d'Histoire de la Roumanie et du Musée d'Histoire Nationale et d'Archéologie de Constanta. Deux zones de fouilles, couvrant une superficie de 700 m2environ, ont été ouvertes. Depuis 1993, un programme de coopération archéologique franco-roumain, a été mis en place. Outre un échange permanent de point de vue entre les chercheurs roumains et français sur les aspects méthodologiques à mettre en œuvre pour une optimisation de l'acquisition des données stratigraphiques et ethnographiques, cette fouille, qui a reçu le label de chantier archéologique pilote pour la Roumanie, est un lieu privilégié de formation pour les étudiants roumains en archéologie. 

harsova-strati

Le site de Hârşova est exceptionnel par sa stratigraphie qui approche les 14 mètres de hauteur. À sa base, les trois premiers mètres du dépôt archéologique appartiennent aux deux dernières phases de la culture Boian (première moitié du Ve millénaire avant notre ère) à laquelle se mêlent des importations attribuées à la culture Hamangia qui semble être la première culture néolithique à s'installer sur la côte occidentale au néolithique moyen (seconde moitié du VIe millénaire). La période la plus importante de l'évolution du site est celle attribuée à la culture Gumelnita (entre le début du Ve millénaire et le début du IVe millénaire) qui se développe sur une épaisseur de presque 7 m. Ces occupations sont surmontées (sur presque 1,50 m) par des niveaux de la culture Cernavoda I (courant du IVe millénaire). Ces niveaux supérieurs du tell ont été fortement bouleversés par les occupations postérieures, de l'Âge du Bronze jusqu'à la période contemporaine, et ont livré peu de structures intactes.

 

Pour plus d'informations, cliquez sur le lien


http://www.culture.gouv.fr/culture/arcnat/harsova/fr/f-temps.htm

 

 

 

MNIR n° 102312, haut. 28 cm



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Jeudi 13 janvier 2011 4 13 /01 /Jan /2011 15:45

Actualité de la délégation archéologique française en Afghanistan CONF’érence 21 JANVIER 2011
La prochaine conférence du CIRAS aura lieu le vendredi 21 janvier (20 h 30) à la DRAC (Salle Robida,
61 rue Saint-Fuscien). Elle sera animée par Philippe Marquis (Directeur de la Délégation archéologique
française en Afghanistan.

 

toto.jpg Créée en 1922 la délégation archéologique française
en Afghanistan est un acteur essentiel de la recherche
archéologique en Afghanistan. Après une interruption de
20 ans (1982-2002) la DAFA a repris ses activités , avec
de grands programmes scientifiques dans le Nord de
l’Afghanistan ( le site de Bactres ) mais aussi en coopérant
avec les autorités afghanes pour la mise en place
d’opération d’archéologie de sauvetage et de formation
des archéologues afghans.
Institut de recherche français, la DAFA est financée par le Ministère des affaires étrangères mais se révèle être de plus en plus l’interface entre les autorités afghanes responsables du patrimoine et les différents états de la communauté internationale présents en Afghanistan (USA, Allemagne, Italie, etc…). A la demande des autorités afghanes, la DAFA participe avec les archéologues de l’Institut afghan d’archéologie à la mise en place d’un programme d’archéologie préventive sur le site de Mès Ainak (province
du Logar).
Signalé dès les années 60, Mès ainak est un vaste complexe minier exploité pendant l’antiquité
(IIéme siècle ap. J.C.- VIIéme siècle ap.J.C.) auquel est associé une petite agglomération “industrielle”.
Des reconnaissances effectuées à partir de 2009 par nos collègues afghans ont permis d’identifier
deux monastères bouddhiques dont la très riche décoration illustre bien l’importance de ce site.
Des études récentes ont permis d’établir que le gisement de minerai de cuivre se trouvant à cet
endroit constituerait la deuxiéme réserve mondiale de ce métal. L’exploitation de cette mine a été
concédée à une compagnie chinoise (MCC) qui devrait commencer à extraire le minerai dès 2012.
L’évaluation archéologique qui a été effectuée fin 2010 a montré que la superficie totale du site archéologique
couvrirait plus de 400 000 m2 avec par endroit des dépôts archéologiques pouvant atteindre
15m d’épaisseur. En six mois de fouille plus de quatre cent statues de terre crue ont été dégagées ainsi
que des statues en pierre, des peintures murales et des manuscrits. D’ores et déjà l’importance des
résultats font de Mès Ainak un site majeur du patrimoine afghan et un jalon essentiel dans l’étude de la
diffusion du bouddhisme dans la région.
Dans le contexte difficile qu’est celui de l’Afghanistan d’aujourd’hui le site de Mès Ainak illustre
bien les enjeux d’une bonne gestion du patrimoine culturel et les conséquences à long terme que celleci
peut avoir pour la reconstruction d’un pays en crise.
Statue de bouddha en argile in situ dans une chapelle)
4 FEVRIER 2011 : ASSEMBLEE GENERALE ANNUELLE DU C.I.R.A.S.

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