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LE BLOG DU CIRAS
Cin'archéo du 15 mars :
la restauration de la Sainte Chapelle à Paris
L'intime et le monumental : histoire d'une restauration
un film de Sarah Clément-Colas
Voir la circulaire
Le film raconte tout ce qui se met en branle autour de l'exceptionnel chantier de restauration de la Sainte Chapelle engagé en 2008 sous la maitrise d'ouvrage du Centre des
monuments nationaux et grâce à l'exceptionnel soutien des fondations VELUX. Il témoigne d'une véritable aventure humaine où chacun aborde l'enjeu de sa mission avec la même passion, où chacun
s'organise pour être « juste et bon », pour trouver l'équilibre, oscillant entre un patrimoine passé, figé, monumental et un patrimoine vivant, bruyant, intime puisque dans sa restauration, il se
manipule à hauteur d'homme, précisément entre leurs mains.
Le film suit le travail des maîtres verriers, celui de Claire BABET dans ses ateliers situés dans les alentours de Chartres,
celui de Laurence CUZANGE des ateliers DEBITUS à Tours, celui de Béatrice ALLIOU de Vitrail France au Mans, celui d'Hervé DEBITUS à Tours durant la première phase du chantier, qui concerne les
baies Saint Jean l'Évangéliste, l'Enfance du Christ, Isaïe, l'Arbre de Jessé, et les Juges. Le film est le témoin de leurs avancements et de leurs découvertes. Le spectateur partage avec eux les
difficultés qu'ils rencontrent. Claire BABET explique que son travail n'est synonyme que d'adaptation, que chaque chantier a finalement son identité propre. Laurence CUZANGE souligne que le
vitrail ne se dompte pas, qu'il s'apprivoise, qu'entre le maître verrier et le verre, chacun durant le temps du travail, se jaugent... L'extrême attention sollicitée par les différents travaux et
la fatigue physique que cela procure, exige une organisation de travail en équipe, chacun étant, tout en respectant la cohésion des techniques employées, le relais de l'autre.
Etre maître verrier, c'est comme être chirurgien. On opère mieux si on ne connait pas son
patient, si on oublie qu'il est un être
humain. Mais si on oublie ça, on perd conscience qu'il s'agit bel et bien de sauver une vie. IL faut trouver l'équilibre, gage de réussite. Restaurer ce n'est pas juste conserver, c'est aussi
resserrer les liens de tout à chacun avec son histoire...
L'intime et le monumental : histoire d'une restauration se propose au spectateur comme le partage
d'une expérience dense te périlleuse, humaine et culturelle ; partage d'une fragilité, d'une certaine sensibilité à notre histoire...
Biographie sélective de Laurence CUZANGE
Laurence CUZANGE est peintre-verrier, restauratrice diplômée et membre du Corpus Vitrearum Medii Aevi. Elle travaille en
conservation-restauration de vitraux et en création. Elle travaille à la fabrication de peintures pour verre et à la fabrication de verrières de protection thermoformées. Elle a réalisé des
études à l'université Paris1-Panthéon-Sorbonne en Maîtrise de Sciences et Techniques en Conservation-Restauration des Biens Culturels en 1999 et une Licence Histoire de l’Art et Archéologie.
Depuis, elle est salariée des ateliers DEBITUS, au sein desquels elle effectue la gestion de l'atelier de restauration des vitraux. Selon les types de projets, elle exerce seule ou secondée par
un autre
salarié ou bien en collaboration ponctuelle avec d’autres professionnels (restaurateurs, historiens de l’art, scientifiques).
Elle exerce dans le domaine du patrimoine public ou privé, auprès des CRMH, CAOA, STAP, Conservations de Musées, collectivités territoriales et clientèle privée. Dans son domaine de compétence,
elle peut intervenir sur tous types de vitraux, de toutes époques. Elle peut être amenée à réaliser des études préalables pour des dossiers documentaires, des projets avant travaux ; ainsi que
des travaux de conservation-restauration pour la conservation, l'entretien et la mise en valeur des oeuvres. Enfin, elle réalise des travaux de création ou de complément pour vitrer des fenêtres
lacunaires ou des panneaux lacunaires.
A l'issue de la projection, Sarah Clément-Colas et Laurence Cuzange répondront aux
questions du public.
Pour en savoir plus, quelques sites à visiter avant la projection :
La restauration de la Sainte chapelle
Voir aussi notre article "prochaines activités du CIRAS" avec des liens vers la bande annonce du film
ASPECTS DE L’ARCHEOLOGIE ITALIENNE
CIN’ARCHEO vous convie à sa prochaine séance le vendredi 4 janvier (20 h 30) à la DRAC (Salle Robida, 61
rue
Saint-Fuscien) au cours de laquelle seront diffusés trois documentaires sur l’archéologie italienne.
Pompéï, documentaire de 25’ réalisé en 2011 par Massimo My (MyMax ).
Entièrement réalisé en infographie 3D, Pompéi accompagne le spectateur dans le passé pour admirer l'une des villes les plus célèbres du monde antique. Destiné à entrer dans l'histoire pour son extraordinaire beauté, Pompéi est tristement célèbre pour la désastreuse éruption du Vésuve. En quelques heures, la ville fut ensevelie sous une couche de cendres de plus de 2 m d'épaisseur.
Bande annonce :
http://www.mymax.it/5.asp?Lingua=1&sez=5&sotsez=1&doc=15&FotoCorr=259
Le train des dieux, documentaire de 52’ réalisé en 2009 par Massimo My (MyMax ).
Que se passe-t-il dans une ville comme Rome lorsque des travaux d’urbanisation deviennent urgents et nécessaires pour
contrôler le trafic, gérer la pollution et transformer des ruines archéologiques en projet vivant ? Comment l'attitude
stricte des archéologues concernant la préservation du patrimoine en conflit avec la construction d'une nouvelle ligne de
métro, peut-elle être gérée ? Il s'agit alors de créer un projet qui tient compte de tous les avis et qui fait côtoyer de manière harmonieuse le passé avec le présent et le futur.
Bande annonce :
http://www.mymax.it/3.asp?Lingua=1&sez=3&sotsez=30&doc=78&Pag=1
L'art bref, le chirurgien d’Ariminium, documentaire de 38’ réalisé en 2007 par Adolfo Conti (DocArt
Film). Rimini, juin
1989 :
au cours de travaux de jardinage, des restes anciens sont découverts. La terre commence à livrer des objets qui feront de
cette découverte quelque chose de sensationnel. En fin de compte, les archéologues trouveront plus de 150 instruments chirurgicaux, la plus importante collection d'équipements médicaux romains
jamais découverts.
Pour la première fois, les archéologues se trouvent confrontés à une "tabernica medica", un cabinet médical remontant à 1800
ans, en parfait état de conservation.
PROCHAINE SEANCE : durant l’A.G. du 8 février 2013
.
CENTRE INTERDISCIPLINAIRE DE RECHERCHES ARCHEOLOGIQUES DE LA SOMME
Correspondance : 5 rue Henri Daussy. 80044 Amiens cedex
mel : f.payen@orange.fr. Blog internet : http://www.associationciras.org/
4 janvier 2013
Archéologie péruvienne
CIN’ARCHEO vous convie à sa prochaine séance le vendredi 7 DECEMBRE (20 h 30) à la DRAC (Salle Robida, 61 rue Saint-Fuscien) au cours de laquelle seront diffusés deux documentaires sur l’archéologie précolombienne du Pérou.
Entrée gratuite
Une jeune fille-prêtre à Cahuachi,
documentaire de 54’ réalisé en 2010 par M.
Nakamura (TBS Vision Inc).
Cahuachi, au Pérou, était un important centre cérémoniel de la civilisation nazca surplombant les géoglyphes de Nazca. Il se développe durant la première période Nazca (Nazca ancien, 50 av. J.-C. – 400, 450 ap. J.-C.). Néanmoins ses débuts remontent à environ 250 av. J.-C. Les fouilles archéologiques et la photographie aérienne permettent de distinguer une série de plates-formes, de pyramides et de monticules mêlés au relief désertique parsemé de collines. Les édifices les plus imposants occupent la zone centrale qui compte quatre constructions majeures, dont la Grande Pyramide et le Grand Temple. L’organisation architecturale de ces monuments délimite, d’une part, des espaces fermés réservés à un nombre restreint de personnes, ne permettant qu’une circulation réduite à l’intérieur des édifices ; et, d’autre part, des espaces ouverts, par exemple de vastes places situées dans les parties basses susceptibles d’accueillir de grands rassemblements. Parmi les pyramides de Cahuachi, la momie d’une jeune fille avec un masque d’or a été mise au jour après avoir séjournée dans une tombe pendant plus de 2000 ans. Qui était cette fille ? Pourquoi a t-elle eu droit à une tombe individuelle, fait inhabituel chez ces populations ? Le film retrace cette étonnate découverte et propose de nouvelles théories concernant cette civilisation et la création de ces images tracées dans le désert.
La Huaca Huantinamarca, documentaire de 16’ réalisé en 2010 par L.F. Villacorta Ostolaza et Perla M. de Carpio (San Jose Peru SC).
Ce documentaire montre les recherches archéologiques et la restauration du site de Huantinamarca, une pyramide
qui se trouve en zone urbaine à Lima, capitale du Pérou. Un projet de construction d'immeubles voit le jour dans les
environs immédiats du site. Ce projet est conçu dès le départ comme une recherche scientifique mais aussi comme une
source d'interaction avec les futurs habitants. D'ailleurs, ce film fut donné à chaque famille qui venait habiter dans un de ces 3072 nouveaux appartements. Aujourd'hui, le projet, sponsorisé par
GRUPO SANJOSE, une société basée en espagne, est achevé et la pyramide a été restaurée et fait partie d'un parc aménagé au sein du complexe immobilier.
CENTRE INTERDISCIPLINAIRE DE RECHERCHES ARCHEOLOGIQUES DE LA SOMME
Correspondance : 5 rue Henri Daussy. 80044 Amiens cedex
mel : f.payen@orange.fr. Blog internet : http://www.associationciras.org/
PROCHAINE SEANCE : vendredi 4 janvier 2013.
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